Étudier à l’étranger offre de meilleurs perspectives professionnelles à la suite de la vie étudiante. Aujourd’hui, les études à l’étranger représentent 4,5 millions de personnes suivants actuellement des études en dehors de leur pays d’origine. Et malgré sa reconnaissance en termes de perspectives de carrière, de nombreux jeunes se freinent encore notamment à cause du coût financier que cela requiert. Mais existent-ils des aides pour financer un départ à l’étranger lorsque l’on est étudiant ? Voici la réponse.

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Étudier à l’étranger : de réelles opportunités grâce aux bourses étudiantes

En effet, de nombreuses aides existent dans ces cas, notamment avec Erasmus. C’est un programme européen d’échanges d’étudiants permettant d’étudier en Europe. Ils détiennent la bourse la plus connue pour étudier à l’étranger.

Ainsi, on retient deux types de bourses Erasmus :

  • Bourse Erasmus dédiée aux études

Réservée aux étudiants du programme Erasmus, cette bourse dédiée aux études est d’une durée d’allocation de 3 à 12 mois. Le montant de l’allocation s’étend de 250 à 300€ / mois.

  • Bourse Erasmus dédiée aux stages

Réservée aux étudiants effectuant un stage en Europe, la durée d’allocation pour une bourse Erasmus dédiée aux stages est de 2 à 12 mois pour un montant de 400 à 450€ / mois.

Afin d’en effectuer la demande, le mieux est de s’adresser directement auprès du service des relations internationales de votre établissement. Cette demande est à faire au préalable entre 6 et 12 mois avant le début de votre séjour à l’étranger.

Indépendamment d’Erasmus, on retrouve l’aide à la mobilité internationale. Cette dernière permet de percevoir 400€ /mois dans le cadre d’une formation post bac suivie à l’étranger ou d’un stage effectué à l’étranger. Pour cela il vous faut obligatoirement remplir les conditions suivantes :

  • Suivre un séjour à l’étranger d’une durée de 2 à 9 mois consécutifs
  • Etre boursier de l’enseignement supérieur sur critères sociaux ou bien bénéficiaire d’une allocation annuelle
  • Préparer un diplôme post bac relevant de la compétence du ministère chargé de l’enseignement supérieur
  • Votre formation ou bien votre stage à l’étranger s’inscrit dans le cadre de votre cursus d’études

Afin d’en bénéficier, il faut transmettre une demande d’aide à la mobilité au service des relations internationales de votre établissement. Cette demande doit être accompagnée d’un projet de séjour d’études ou de stage international. Puis, les demandes sont retenues selon la qualité et l’intérêt pédagogique des projets individuels des étudiants et de leur conformité avec la politique internationale menée par l’établissement.

A savoir que l’aide est accordée en fonction de la durée du séjour et de certaines spécificités telles que l’éloignement du pays d’accueil, le coût de la vie du pays choisi etc… Le paiement de cette aide étant confié aux établissements d’enseignement supérieur, ces derniers sont tenus de contrôler votre assiduité aux cours prévus dans votre projet pédagogique ou de contrôler votre présence dans le cadre d’un stage. Sans respect de vos engagements de présence et d’assiduité, l’établissement est dans son droit de mettre fin immédiatement au versement de cette aide.

Une aide très accessible reste à votre disposition : percevoir une bourse sur critère sociaux dans les mêmes conditions qu’en France. Pour cela, il vous faut être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur officiellement reconnu par le pays qui vous reçoit et suivre, à temps plein durant une année universitaire des études supérieures menant à un diplôme national.

Enfin, il existe un programme ayant pour objectif le financement de projets d’études ou de recherche sur la base de l’excellence académique. C’est ce que l’on appelle les bourses Fulbright de la Commission franco-américaine, destinées à des séjours d’études aux Etats-Unis.

Quel programme choisir pour partir étudier à l’étranger ?

Lorsqu’un étudiant prend la décision de partir étudier à l’étranger, il se réfère bien souvent à un organisme ou un programme spécialisé dans l’échange d’étudiants. Et, deux se démarquent du lot de par leur notoriété : le programme Erasmus et le programme Leonardo.

 

Les programmes à destination de l’Union Européenne

Le programme Erasmus regroupe un certain nombre de pays ayant signé un accord d’échange d’étudiants. Ces pays sont européens et sont au nombre de 25, à ceux-ci s’ajoutent l’Islande, la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège, la Bulgarie, la Turquie et la Roumanie. Les étudiants utilisant le programme Erasmus étudient en moyenne 6,5 mois à l’étranger. Dans le cadre de ce programme, les études commerciales, les langues et les sciences sociales sont les matières phares des étudiants.

Pour s’inscrire au programme Erasmus, il faut s’adresser au responsable des relations internationales de votre établissement. C’est un programme sélectif, alors seuls les meilleurs étudiants pourront choisir leur destination d’études. Cependant, les « moins bons » devront se tourner vers des pays moins convoités.

Puisque la durée du séjour à l’étranger varie d’un semestre à une année complète, le choix de la durée de votre séjour vous revient.

Le programme Leonardo est le deuxième programme le plus connu derrière Erasmus. Mis en place par l’Union Européenne, son but principal résulte de la mise en œuvre d’une politique de formation professionnelle en Europe. Ouvert à l’ensemble des pays de l’Union Européenne ainsi que les mêmes pays s’y ajoutant, cités plus haut pour le programme Erasmus, il permet à de nombreux étudiants de partir faire un stage dans une entreprise étrangère pour une durée maximale d’un an.

Ce programme vous offre automatiquement le droit de percevoir :

  • Une bourse à hauteur de 90€ par semaine
  • Un aller/retour pour le pays d’accueil remboursé au tarif le plus économique
  • Une prise en charge d’une formation linguistique d’un montant maximal de 250 euros

En plus de ces aides très gratifiantes, ce programme permet d’apporter à l’étudiant une très grande valeur sur son expérience professionnelle.

Les programmes internationaux

D’autres programmes existent pour partir étudier à l’étranger. Les programmes qui vont suivre sont des programmes internationaux. Mais il faut donc savoir que pour ces destinations, il est important de penser à faire sa demande de Visa au préalable.

On commence avec le MICEFA, programme d’échange pour étudier aux Etats-Unis et au Canada.

Crée en 1985, il touche une grande majorité des universités parisiennes. La durée du programme s’étend généralement sur un semestre d’études, voire parfois sur une année complète en Amérique du Nord. Il ameute chaque année environ 200 étudiants traversant l’Atlantique pour rejoindre une université américaine ou canadienne. Grand avantage de ce programme, il n’y a pas de frais d’inscription pour les étudiants français partant dans une université américaine.

Ensuite, nous retrouvons le programme CREPUQ (Conférence des Recteurs et des Principaux des Universités du Québec). Il a pour but d’aider les étudiants français à effectuer une mobilité au sein des universités québécoises. Il permet à des étudiants français de partir au sein d’une université partenaire au Québec pour une année d’études. Mais, l’entrée au programme se fait sous certaines conditions. Parmi elles, être inscrit dans une université française rattachée au programme CREPUQ et y avoir étudié pour un an. Tout comme le programme MICEFA, il n’y a pas de frais de scolarité des universités ici, québécoises.

Autre programme, autre destination : le programme SAAS. Géré par l’organisme écossais, ce programme a pour but de favoriser l’arrivée d’étudiants étrangers au sein des universités écossaises.

Ces différents programmes permettant la scolarité à l’étranger sont bien évidemment accessibles le plus souvent, sur évaluation du niveau d’anglais. L’étudiant français doit attester de son niveau via des certifications telles que le TOEFL ou encore le TOEIC principalement.